ANAPI
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A la suite d’une restructuration,l’Association Nationale des Anciens Prisonniers Internés Déportés d’Indochine (ANAPI), créée le 15 novembre 1985, a été liquidée le 15 mai 2014. Elle est remplacée par l’ANAPI-Fédérale qui a été créée le 13 février 2014.

« Association fédérale Nationale des Anciens Prisonniers Internés déportés d'Indochine» (ANAPI-Fédérale) a pour objet :

 

  1. de regrouper, au niveau national, les Amicales, avec ou sans personnalité morale , représentants au niveau régional les anciens prisonniers-internés-déportés ayant été détenus dans les camps du Viêt-minh, les camps japonais, chinois et/ou dans les autres camps de prisonniers ayant existé en Asie, pendant la période comprise entre 1945 et 1954.

De préserver leurs intérêts moraux et matériels ou ceux de leurs ayants droit.

 

  1. De regrouper au niveau national les associations et Amicales, avec ou sans personnalité morale, d’anciens combattants, de civiles et d’amis de l’Indochine.

 

  1. De représenter l'ensemble des Amicales et associations qui lui sont affiliées auprès des pouvoirs publics et autres organismes, ainsi qu'auprès des instances étrangères et internationales.



Les membres de l’ANAPI sont en majorité d’anciens prisonniers ou déportés d’Indochine ou leurs conjoints et enfants. Elle accepte également des membres bienfaiteurs. Ses adhérents représentent l’ensemble des combats d’Indochine : Pendant la guerre de 1939-1945 avec ceux qui furent détenus par les Japonais; les soldats de la boue des deltas du Mékong et du Fleuve Rouge; ceux des combats sur la RC 4 et ceux de Dien Bien Phû; ceux enfin des opérations du Cambodge et du Laos. Elle regroupe toutes les catégories de grades, s’étageant du légionnaire du rang au général d’armée, toutes les races ou nationalités, toutes les religions à l’image du CEFEO (Corps expéditionnaire français d’Extrême Orient).

    On y trouve toutes les formes de capture et d’enlèvement : prisonniers des japonais, des Viets, des Coréens, des Chinois, équipages d’avions abattus ou bateaux coulés, otages civils ou militaires, masculins ou féminins de tous âges, dont certains sont nés en captivité. Il y a des représentants de toutes les batailles : RC4, Vinh-Yen, Dien-Bien-Phu, Nga-lo, Hauts Plateaux, de toutes les armées (Terre, Air, Mer).

    Toutes les durées de détention sont citées, allant d’un jour à huit ans.
    Chacun a recouvré la liberté de façon inédite : Les évadés, ceux qui ont été libérés «  inconditionnellement  » au cours du conflit, ou après les accords de Genève.


    Sont mentionnées toutes les zones géographiques : Vietnam, Laos, Cambodge et même la Chine. Tous les camps, prisons ou pénitenciers sont dans les mémoires. Parmi ses membres, il y a aussi des frères eurasiens dont la plupart ont connu les camps japonais.


    En un mot, un panel très vaste et divers d’hommes et de femmes dont le point commun a été de tombés aux mains de l’adversaire un jour où la chance ne leur a plus souri.


    Tous ont marché pieds nus sur les routes découpées en « dents de piano », pataugé dans la boue, partagé leurs poux, crevé de faim, de fièvre et de chiasse, et vu mourir tant de compagnons de misère et d’infortune.

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L’ANAPI est organisée sur le plan interne de la manière suivante  

ORGANIGRAMME de l’ANAPI

 

  • Le Contrôleur Général des Armées Jacques BONNETÊTE assure la Présidence de l’ ANAPI-Fédérale. Il est entouré notamment par le Secrétaire Général, le Secrétaire Général Adjoint et le Trésorier National.

 

  • Les ANAPI-Régionales sont actuellement au nombre de 7 comportant chacune un Président régional et un Trésorier régional.

     

    L’ANAPI a pour Présidents d’Honneur :

        - Pierre MARIANI (†) Chef d’Escadrons, co-fondateur et ancien Président
        - Jean-Jacques BEUCLER (†) ancien Ministre
        - Jean BROCARD ancien Député
        - Yves de SESMAISONS (T) Général, ancien Président
        - Eugène BRUNEAU (T) Ingénieur Général, ancien Président

    Au titre de le préservation des intérêts matériels des anciens prisonniers d’Indochine, l’ANAPI a obtenu que soit votée par le Parlement à l’unanimité la Loi n° 89-1013 du 31 décembre 1989 portant création du statut de prisonnier du Viet-Minh.

    Il faut rappeler que sur les 40.000 prisonniers des camps Viêt Minh, seulement 9.000 revinrent. A l'exception des exterminations, cette proportion de décès est au moins égale à celle des camps de concentration nazis. Les rares survivants de cet enfer vécurent à leur retour en France un drame inachevé : Méconnus, ils furent souvent considérés comme des parias alors qu'ils combattaient en Indochine pour la France et sur ordre du gouvernement français.

    Quant aux prisonniers et déportés par les Japonais qui furent près de 10.000 leur statut n’a jamais été unifié. Ceux qui connurent les sinistres geôles de la Kempétaï furent assez vite reconnus comme des résistants déportés. Ceux qui furent dirigés vers les camps durs de déportation ou de travaux forcés bénéficièrent, plus tard, également du statut de déporté. L’ANAPI lutte encore pour faire reconnaître des droits à certains prisonniers des Japonais qui sont sans statut.

    L'année 2004 fut celle du cinquantenaire de la fin de la guerre d’Indochine, et les membres de l’ANAPI qui représentent encore la mémoire vivante de ces tragédies ont décidé de consacrer un très important effort pour faire connaître à l'opinion l’histoire de ces soldats longtemps oubliés, qui fait partie intégrante de l'histoire de France.

    Par ailleurs, l’ANAPI, tant sur le plan Régional que National et International développe, avec l’aide d’autres associations, des actions sociales. L’association aide ses membres et leurs veuves dans le besoin. Elle a également développé une importante série d’actions au Vietnam : Reconstruction d’une cathédrale, construction de 5 écoles et d’un dispensaire.

    Enfin, toujours au Vietnam et dans le cadre de ses « actions Mémoire », l’ANAPI a très activement contribué financièrement à la construction d’un monument aux morts à Dien-Bien-Phû qui fut l’œuvre de l’un de ses membres : Rolf RODEL.

    Elle espère également obtenir du gouvernement Vietnamien l’accord pour la construction d’une stèle à Dong-Khé à la Mémoire des Combattants Français Morts au Camp d’Honneur sur la RC 4.

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